Où mange-t-on aujourd'hui?

Publié le par JulieH

  Je te l'ai dit, lecteur assidu, le Québec est une grande histoire de bouffe. Ne t'étonne donc pas si je reviens sur le sujet, parce qu'en plus de l'épicerie (où ils vendent des langues de cochon dans du vinaigre! Non mais je rêve?!), qui est un vaste sujet de conversation, il y a les restaurants.

  J'ai eu l'occasion d'en tester, certains à plusieurs reprises, et parce que je n'ai pas envie de te parler en long et en large d'un seul d'entre eux sous prétexte que ça me fait une réserve d'articles futurs, faisons un petit tour gastronomique si tu le veux bien (sinon, il te reste 26 autres articles à explorer sur ce blog, fais-toi plaisir!).

http://www.mcgill.ca/files/_nea/169251_cora-2.jpg  Il est un restaurant qui incarne le Pays des Merveilles en matière de petit déjeuner/lunch, c'est chez Cora. Non, je ne parle pas de la chaîne de magasins Cora qu'on croise en Belgique et ailleurs, mais bel et bien d'un petit bout de femme qui est partie d'un casse-croûte à Montréal (1) et qui a conquis bien des estomacs. Le concept est simple : fruits frais, oeufs sous toutes les formes (omelettes, crêpes, oeufs miroires,...), gaufres et pains dorés, bacon, fèves, bref une débauche de bonnes choses, le tout servi sur une assiette qui devient un véritable chef-d'oeuvre puisque les cuistots sont des artistes qui s'amusent à sculpter les fruits. On mange donc d'abord avec les yeux et ensuite avec bon appétit. Côté boisson, l'incontournable jus de fruits du jour est en règle général à se damner. Et y aller sur le coup de 10h30, c'est s'assurer de ne pas avoir faim avant 18h bien faites, parce que c'est copieux. Évidemment, forte de son succès, les restaurants Cora ouvrent un peu partout, et on y fait la queue. N'attends donc pas d'avoir l'estomac dans les talons pour t'y rendre, lecteur assidu, car chez Cora, l'appétit vient en mangeant.

  Chez Benny, c'est le poulet qui est roi. Peut-on comprendre la passion de quelqu'un qui parle du poulet de chez Benny sans y avoir soi-même goûté? Non. Parce qu'avant de pousser la porte d'un des restaurants, il est clair qu'un poulet est un poulet, et que ça goûte le poulet, merci, au revoir. Oui mais non. Le poulet de chez Benny, c'est un bon gros poulet à la peau croustillante et à la chair fondante. Leur secret? Le contrôle absolu de la chaîne de production, depuis la moulée des poulets jusqu'à la cuisson de leurs petits protégés. Le résultat est absolument divin, et je ne jure plus que par leur poulet rôti. On peut évidemment manger des côtes levées et des sandwichs, mais personnellement, la poutine accompagnée d'une patte de poulet reste mon must.

  A propos de poutine, l'avantage d'être en ville c'est de pouvoir en commander à toute heure du jour et de la nuit. À Trois-Rivières, la plus écoeurante reste celle du Châteaudun, pizzéria on ne peut plus miteuse qui te convainc que manger à la maison, c'est bien. Miteux certes, mais en matière d'ailes piquantes et de poutines écoeurantes, on ne fait pas mieux, et c'est un plaisir que de se rendre compte que le frigidaire est vide et qu'on a faim. Bon, évidemment, pas tous les soirs, parce que ça coûte un peu, mais ça reste démocratique... La poutine que tu reçois reste affreuse côté aspect, mais une bouchée suffit à te séduire. Lecteur assidu, si la poutine est l'une des expériences culinaires à ne pas râter, opte pour celle du Chateaudun, c'est un sublime conseil que je te donne.

  Côté grosse bouffe, c'est le Buffet des Continents qui remporte la palme. En matière de "pêtage de panse", c'est l'endroit idéal. Comptez 20 $ pour un buffet immense où on peut manger n'importe quoi, des makis au jambon en passant par des moules, du crabe, des patates grecques, du brocolis, de la glace, du gelo, etc etc. Et comme c'est un buffet, il n'y a pas de limite, si ce n'est la place que vous avez dans votre pantalon... Lecteur assidu, ne va jamais là si tu penses trouver de la haute gastronomie. C'est à chaque fois du pile ou face : c'est bon ou c'est passable. J'ai eu la chance d'y passer deux fois, ma soupe won ton -look like- devait être assaisonnée au chlore lors de mon second passage... Ceci dit, c'est pas cher, et ça peut représenter une belle économie quand on sait que le lendemain, on n'a toujours pas faim.

  Parmi les belles expériences, il y a l'inévitable Cage aux Sports. Quoi de mieux que de manger en écoutant un match, tout en ayant la chance de pouvoir partager son "Yeaaaaaaaaaah" lorsque ton équipe préférée score? Ici, c'est possible, et c'est le pied. Partout, des écrans géants te permettent de suivre en direct le hockey mais aussi le Superbowl, du baseball, du basket, de la boxe, bref il y en a pour tous les goûts ou presque. Par contre, parce que c'est un peu dispendieux, ce n'est pas la sortie de tous les matchs...

  Enfin, si tu veux vraiment me faire plaisir, emmène-moi au Pacini, où le bar à pain est à tomber (oui parce que malgré leur superbe carte et leur accueil à l'italienne, moi c'est seulement le bar à pain qui m'intéresse, et j'assume parfaitement!). Le principe est simple : choisis ton pain, beurre-le (beurre spéciaux évidemment, ail et fines herbes, tomates et origan, etc etc) et fais-le griller sur la grille prévue à cet effet. Le résultat est tout simplement délicieux, et c'est un gros attrape nigaud qui fait qu'en général, je n'ai plus vraiment faim après la soupe...

  Tous ces restaurants sont des chaines, et sont trouvables le long du fleuve. Il suffit de jeter un oeil sur les divers sites internet pour les repérer et s'offrir un itinéraire gastronomique qui ne dresse pas un vrai tableau du savoir-faire culinaire québécois.

Des liens?

Chez Cora  Chez Benny&Co  Au Châteaudun  Le Buffet des continents  La Cage aux sports  Le Pacini

  Si après tout ceci, tu as faim, rassure-toi, j'ai gardé le meilleur pour la fin : songe aux langues de cochon en vinaigre que j'ai croisées. Voilà. Bien. Passée, la fringale? Promis, la prochaine fois que je fais mon épicerie, je prends une photo!

 

(1) Je remercie la Frambwase qui veille à la véracité de mes propos.

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