Bernard Adamus

Publié le par JulieH

  Quand on parle de musique québécoise, on a souvent en tête un grand néant, ou alors Starmania, Fabienne Thibault, Garou, Natacha St-Pierre (même si elle s'est faite débaucher par la France), Isabelle Boulay, Lara Fabian (dont la nationalité varie selon l'humeur), et évidemment l'incontournable (hélas) Céline Dion (je salue au passage tous les fans qui googelaient leur artiste préféré en pensant tomber sur de l'info fraiche à leur sujet... cet article ne parlera pas d'eux).

  En réalité, la Belgique, et plus largement l'Europe francophone, est littéralement envahie par la musique québécoise. On peut ajouter à la liste Corneille, Roch Voisine (Roooooch), Coeur de Pirate (dont on se passerait bien), Linda Lemay, Bruno Pelletier (qui est toujours aussi canon malgré ses cheveux courts), tandis que nos parents se souviendront sans peine d'avoir écouté du Robert Charlebois (et sa coupe afro), Diane Tell, Ginette Renaud ou encore Daniel Lavoie. Et avec toute cette invasion, on rate le meilleur : les petits artistes sympathiques qui ne correspondent pas tout à fait au goût du large public belge, mais qui plairaient tant à une tranche dite "jeune" (tu noteras, lecteur assidu, que je me garde bien de donner des chiffres pour te laisser seul juge quant à la signification de ce terme).

http://www.bernardadamus.com/wp-content/themes/jestro-vigilance-fr/images/sidebar/rotate.php  Un exemple choisi au hasard (après avoir écouté l'album une bonne vingtaine de fois)? Bernard Adamus qui envahit depuis un an et demi nos oreilles, et rafle les récompenses musicales. Le genre? Ecclectique : un poil de blues, un cheveux de country et une perruque de folk, mixez le tout et on obtient non pas le cousin Machin de la famille Adams mais bien le genre musical de Bernard.

  De quoi parle-t-il? Il décrète que le brun est la couleur de l'amour, et qu'un jour il fera plusss beau dans son bol de

toilette, tout en accompagnant ses mots de divers instruments (guitare, dobro, percussions, banjo, trombone, contrebasse) sur des musiques folles ou pantoufflardes (c'est le seul mot qui me vient à l'esprit, mais les connaisseurs me comprendront en songeant au solo de trombone dans Brun). Il aborde la société actuelle avec un point de vue qui, à la première écoute, peut paraitre léger voire déluré... mais à la lecture des paroles, on réalise que finalement, c'est bien plus sérieux que ça. Un peu de concentration donc, lecteur assidu! Et va-t'en lire (et écouter) ceci pour te faire une idée (il faut retirer l'adresse du blog du lien dans la barre d'adresse sinon ça ne fonctionne pas).

  Et puis Bernard est un couillu (non, mais Couillu le Caribou), et parce qu'il est bon et qu'il ose, il reprend La Foule d'Édith Piaf à sa sauce, et c'est plus que bon. Ceux qui me connaissent savent que les reprises et moi on n'est pas potes... Et puis on se souvient du massacre de Tina Arena sur Les Trois Cloches (j'ai envie de dire que c'est elle la cloche, mais ça n'est pas poli), mais pour une fois, j'aime. Alors pour ça, Bernard si tu me lis, merci!

  Pour en savoir plus sur lui, et pour écouter gratuitement et légalement son album tout en ayant un avant-goût du prochain, c'est simple, lecteur assidu, rends-toi sur son site officiel. Et puis reviens me dire ce que tu en penses.

  Et tant qu'à faire, un lien vers les paroles de Brun, j'avoue, c'est pas facile à comprendre...

 

Publié dans Culture

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