H-12, et le grand foutoir commence...

Publié le par JulieH

  La journée avait bien démarré : réveillée avant que ce fichu gsm ne me nargue, j'avais tellement de temps devant moi que, préférant papoter avec chéri-chou qui allait se coucher (c'est ça, 6h de décalage), j'en avais oublié de petit-déjeuner. J'avais pris le train, ma tasse géante de café avec moi, et m'étais rendue à Louvain-la-Neuve pour une séance shopping-rapide, histoire de trouver les derniers cadeaux (que je garderais volontiers pour moi), avant d'aller à la bibliothèque pour lui dire au revoir, parce qu'entre elle, ses rayons poussiéreux, ses bouquins qui puent, mes petites mains noires (qui sont propres à l'heure actuelle) et moi, c'est une grande histoire d'amour.

 

  Bref, j'avais donc décidé de rentrer pour 18h15, de terminer mon sac, de manger (activité qui m'a échappé durant toute la journée), de ranger pépère le chantier qu'est ma chambre, de faire un brin de ménage suivi d'un brin de toilette, de repasser sur internet pour écrire quelques lignes (car oui, je pense aussi à toi, lecteur assidu!), avant de guetter ma grande soeur qui m'emmènerait à l'aéroport.

 

  Oui mais... ce gros blaireau de Murphy s'est mêlé de ce qui ne le regardait pas. Non content d'avoir égaré mon bonnet mauve (qui a été remplacé par un sublime bonnet bleu flash, on ne voit que lui), ce petit coquinou (être grossière sur un blog c'est mal) s'est dit "Tiens, et si je faisais tomber la neige?". Pourquoi, Murphy? Pourquoi joues-tu à Adamo? Il l'a déjà faite tomber, la neige, alors ne fais pas ça! Eh bien si (le veau... à plumes!). Oui mais... ce gros blaireau de Murphy a pu constater récemment que ma grande soeur n'a pas peur de 25 cm de neige. C'est qu'elle gère, ma soeur. Du coup, Murphy, dans un instant de sadisme aigü, s'est dit "Ajoutons du verglas, pour qu'AnneK ne passe pas" (oui, Murphy fait des rimes dans sa tête, il aime ça). Résultat : c'est le foutoir.

 

  J'aurais pu prendre le dernier train, mais la SNCB est frileuse, son matériel est défectueux, ses agents sont parfois mal informés, du coup, ça n'était pas possible. Sans compter sur le fait qu'évidemment, je ne parvenais pas à fermer ce fichu (mais ô combien sublime) sac (mauve). Du coup, c'est mamounette qui s'est lancée dans une recherche effrénée d'un taxi, qui m'emmènerait demain matin à l'aéroport. Le bilan, au bout d'une heure d'appels : 2 taxis à la retraite sont toujours référencés ; un monsieur acceptait de m'emmener pour à peu près 450 €, et un autre pour 168 € (avec une ristourne de 25%, c'est chou, mais cher). Les autres n'étaient pas disponibles. On relève aussi un monsieur Navette, assureur de son état, qui ne fait absolument pas taxi-navette jusqu'à l'aéroport (Google n'est pas toujours le meilleur).

 

  Au final, le programme est le suivant : je prendrai le train de 4h44 (c'est une belle heure) pour arriver vers 7h du matin à Bruxelles Aéroport (tiens, ça me fait penser que je ferais bien de changer la musique de mon lecteur mp3 pour ne pas finir chèvre), j'enregistrerai mes bagages qui sont à la limite du poids autorisé (et à la limite d'exploser, aussi), passerai les douanes, ferai des grands sourires aux gens, et irai m'installer devant la porte d'embarquement avec mon lapin gris en peluche dans les bras (parce que oui, j'emmène mon Toto).

 

  Entre-temps, j'aurai eu des crises de larmes, et... des crises de larmes. Comme c'est étrange. Je suis en colère, parce qu'à cause de Murphy, je ne peux pas dire au revoir à mes deux soeurs, la grande, et la petite, et s'il y en a bien deux auxquelle je voulais dire au revoir, c'est elles. A cause de Murphy, j'ai failli laisser une chambre impraticable (quoi de plus désagréable de trouver ça au retour?), la moitié de mes affaires (dont mon passeport), tout en embarquant des choses inutiles. A cause de Murphy, j'ai failli arriver en super-puante à Montréal (rien de plus sexy pour appâter un homme qu'une femme qui  n'a pas vu de douche depuis 48h), et surtout, je pars sans dire au revoir. C'est peut-être plus simple, mais c'est atrocement frustrant.

 

  Murphy, il est tard, va te coucher. Moi, je file dans un bain délicieusement bouillant, et m'en vais re-préparer mon départ.

 

  Bonne nuit, lecteur assidu!

 

  PS : J'ai dû défaire et refaire mon sac. Je n'emmène pas de chaussures (sauf celles que j'ai aux pieds), pas plus que ma sublime veste rouge (qui me manquera), et j'ai viré quelques tshirts inutiles, tout ça parce que j'ai de supers cadeaux. Heureusement, s'il y a bien une chose que j'aime faire, c'est offrir des cadeaux!

 

  PS 2 : La veste rouge rentre!!!

Publié dans Voyage

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Gre 24/12/2010 15:35



s'aurait été un sacrilège qu'une Djou sans sa veste rouge, alors je suis heureux :D


 


en espérant que quand tu liras ça se sera depuis l'autre bout du monde ou presque


 


:*



JulieH 25/12/2010 23:19



C'est depuis l'autre bout du monde que je lis :p Même loin j'exauce les souhaits ^^