L'arrivée, prise 2

Publié le par JulieH

  Sur la planète Belgique, les jours passent et ne se ressemblent pas. Il faut croire que la fac, ses rencontres imprévues et ses activités ludiques (comprendre par là "boire une bière pour fêter la fin d'un catalogue" et "théâtre") me conviennent. Le lever à 7h du matin a par contre toujours autant de mal à passer.

  Sur la planète Belgique, j'ai décidé, après une bonne petite poutine aux frites belges préparée avec amour pour Adé et John, mes hôtes cette semaine, de ne pas me laisser gagner par l'humeur morose des étudiants de la bibliothèque et de prendre le taureau par les cornes. Il faut positiver, la Belgique n'est pas si plate que ça.

  D'abord, il y a le prix de la bière. Lecteur québécois assidu, sache qu'en Belgique, on ne paye pas (nécessairement) le pourboire. Autant au Québec, c'est excessivement mal vu que de l'oublier (compter au minimum 10% de la somme payée, au restaurant ou au café), autant en Belgique c'est carrément offrir le saint Grââl. Et quand on est étudiant, le saint Grââl se garde bien de sortir de notre poche, et est plutôt utilisé pour payer la tournée suivante. Bref, pas chère la bière! Souvent moins chère qu'un Coke d'ailleurs, du coup on peut franchement se permettre, après une bonne petite conférence de 3h, d'aller se détendre.

  Aujourd'hui, la pensée positive aidant, c'est sous le soleil (froid) que je m'en suis allée vers la bibliothèque, et l'air de rien, ça fout un sacré coup de pied au moral. Parce que dès qu'il y a un rayon de soleil, la Belgique redevient vivable, et les gens tirent un peu moins la tronche (ou alors, je le vois moins parce qu'éblouie par le soleil...).

  En Belgique, il y a aussi mon bon monsieur Subway. Lui, il mérite que je fasse sa pub tellement il est réconfortant de le voir après une dure journée de labeur et de jeûne (on ne mange pas à la bibli, et moi, grosse flemmarde, je n'ai pas envie de quitter mes bouquins en plein travail sous prétexte qu'un estomac mal poli se dit qu'il est temps de manger).

  En Belgique, il y a des séries stupides. J'ai donc retrouvé Plus belle la vie. Deux mois sans suivre les épisodes trépidants de la vie pas banale des habitants du Mistral ont eu raison de ma compréhension. Heureusement, ma bonne Adé était là pour me résumer brièvement la situation. On est pas loin d'Aaaaamouuuuur gloire et beautééééé!

  En Belgique, il y a des chats. Partout. D'ailleurs, ce matin (un lapin), j'ai croisé le chemin de l'espèce de chose pleine de puces qui draguait le chat de notre kot. J'aurais pu lui faire peur et courir derrière lui pour venger Tipou, mais pas avec mes sacs. Une prochaine fois peut-être.

  Enfin, en Belgique, il y a des gens. Des gens que je n'ai pas vus depuis très longtemps et avec lesquels j'ai rarement pris le temps de m'asseoir. Hier je me plaignais de ne pas pouvoir parler de mon Québec. Hier, j'ai aussi réalisé que je n'étais pas la seule à avoir des choses à raconter et à avoir besoin d'être écoutée. Recadrage involontaire mais bienfaiteur. Bonjour, Belgique!

  Oh, j'en profite : Adé tricote encore et toujours, et fait des petites merveilles. C'est l'instant pub (clique, lecteur assidu!).

Publié dans Voyage

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Gre et Beths 03/03/2011 10:15



Et bientôt tu arrives en france MOUahahahah ahahah ahah !!!


 


Mille bisous